Cela fait longtemps que je n’ai pas posté de billet sur les jeux de société. Aujourd’hui, c’est réparé car je vais vous parler d’Illuminati. Il s’agit d’un jeu de cartes signé Steve Jackson Games (Munchkin, etc…) et paru chez Ubik (aujourd’hui Edge Entertainment).
Il a été lancé en 1995 et met en compétition différentes sociétés secrètes pour, bien entendu, contrôler le monde. Vous l’aurez compris, ce jeu tourne donc en dérision les fervents des théories du complot.
3 type de cartes composent ce jeu :
- Les illuminati : chaque joueur en possède une qui lui permet d’avoir un objectif secret pour remporter la partie, mais aussi un pouvoir spécial
- Les groupes : ce sont des cartes que l’illuminati cherchera à contrôler. Elles ont chacun des orientations différentes : marginal, gouvernemental, conformiste, libéral, fanatique, etc … Elles possèdent aussi des points en défense, attaque, et plus ou moins d’argent selon la carte
- Les cartes spéciales : qui bien entendu ont des effets sur le jeu lui même. Par exemple, la « commission d’enquête du sénat » permet de faire perdre son tour à un joueur
Les illuminati et leurs objectifs spéciaux sont les suivants :
- Illuminati de Bavière : pour gagner, il doivent contrôler des groupes qui totalisent 35 points de pouvoir
- La société de la discorde : contrôler 5 groupe de marginaux
- Les OVNIS : objectif spécial choisi par le joueur en début de partie. Bien entendu, le joueur choisit parmi les autres objectifs spéciaux
- La secte des assassins : contrôler 6 groupes violents
- Le réseau : collecter 25 points de pouvoir transférable
- Les servants de Cthulhu : détruire 8 autres groupes
- Le triangle des Bermudes : récupérer un exemplaire de chacune des 10 orientations possibles (violent, marginal, etc…)
- Les gnomes de Zurich : amasser 150 mégabucks, la monnaie du jeu
Il est également possible de gagner la partie grâce à un objectif de base, identique pour chacun des joueurs. Il s’agit d’un nombre de groupe à contrôler, illuminati inclus. Ce nombre de groupes est défini par le nombre de joueurs : 13 goupes (2 à 3 joueurs), 12 groupes (4 joueurs), 10 groupes (3 joueurs), 9 groupes (6 joueurs), 8 groupes (7 à 8 joueurs).
Commentaires
Il possible de jouer à partir de 2 joueurs, et cela jusqu’à 8. Cependant, n’hésitez pas à prévoir un grand espace pour jouer, car il y a beaucoup de cartes à placer. Les parties peuvent durer de une à cinq heures, selon le nombre de joueurs et le déroulement de celles-ci. Cependant, comptez une heure trente maximum la plupart du temps.
Les cartes ont des thèmes sympas, parfois loufoques (lasers orbitaux pour le contrôle des esprits, génies du mal pour un futur radieux, etc…) ou sérieux (le fisc, la CIA, etc…). Il est ainsi possible de créer des grilles de pouvoir assez marrantes : les centrales nucléaires qui contrôlent les chaînes de Fast-Food,les journaux underground qui contrôlent la CIA ou même les agences de publicité, etc…
Tout est bon pour arriver à son but, aussi il y a une grande intéractivité dans le jeu. Les joueurs peuvent créer des alliances, trahir ses alliés, menacer, négocier, etc… Le dialogue est donc très importante pour créer une partie endiablée. Il faut donc être un véritable stratège pour remporter la partie.
Petit bonus qui m’a fait bien rire : le livret de règles inclut des … règles pour tricher. Règles que le concepteur du jeu conseille de n’utiliser « qu’avec de très bons amis, ou des gens que vous ne verrez plus après ». Ces règles contiennent les choses qu’il est interdit de faire (renverser la table ou tricher sur les sommes d’argent. Tout le reste est possible et il n’y a pas de pénalité si on se fait prendre. On doit seulement renoncer à la tricherie. Une règle bien fun qui promet des parties… animées.

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