Chasseurs de tête est un polar de l’auteur norvégien Jo Nesbo. Contrairement à son habitude, nous n’y retrouvons pas ce cher Harry Hole mais de nouveaux protagonistes qui semblent très froids, cyniques et peu aimables.
Retour sur cette lecture à l’humour noir qui ne laisse pas indifférent.
Présentation de l’éditeur :
Le narrateur, Roger Brown, se considère comme le meilleur chasseur de tête de Norvège. Utilisant les questionnaires du FBI, il fait subir aux candidats de véritables interrogatoires et ne laisse aucune place au hasard.
Mais Roger a une faiblesse : sa femme Diana qui lui coûte très cher… Voiture de luxe, vêtements de marque, loft de 300 m2, galerie d’art et vernissages au champagne, tout cela a un prix élevé. Pour financer sa vie privée, il dérobe avec l’aide d’un complice des toiles de maître chez ses clients.
Mais le jour où il décide de voler un Rubens à Clas Greve, qui semblait pourtant avoir le profil du parfait pigeon, les choses se gâtent. De chasseur, Brown devient la proie et le pigeon se révèle être un terrible prédateur.
Nesbo reprend le thème du chasseur chassé et en démonte le mécanisme avec jubilation ; à tel point que Roger Brown, pourtant très antipathique, finit par inspirer la compassion.
Chasseurs de têtes débute fort par un entretien d’embauche très corsé, où le personnage principal, Roger Brown, met en difficulté son client en s’inspirant des méthodes d’interrogatoire du FBI pour décontenancer son interlocuteur. Un entretien auquel je n’aurai franchement pas aimé assister tant cela parait retors.
Vous l’aurez compris, Jo Nesbo nous entraîne dans une histoire assez sombre avec un protagoniste suffisant, imbus de lui-même, retors, et sans scrupules, auquel le lecteur ne pourra sans doute pas s’identifier (du moins je l’espère pour vous) mais terriblement brillant.
Ce personnage n’hésite pas à voler les candidats qu’il voit en entretien afin de continuer à mener un train de vie d’enfer (et entretenir sa femme). Mais c’est sans compter l’apparition de Clas qui se révèle être un prédateur redoutable.
S’en suit une course poursuite haletante (qui ferait palir les scénaristes des blockbusters américains), pleine d’humour avec des scènes mémorables tant elles ont l’air barrées. Barrées ? Oui c’est bien le mot. Si vous n’aimez pas les situations risibles voir (très) grotesques, l’humour très noir, etc.. Inutile d’ouvrir ce livre. Ce n’est pas pour vous.
Pour les autres, vous passerez sans doute un excellent moment en compagnie de ce polar sans prétention mais corrosif et amusant.
Et vous, avez-vous lu “Chasseurs de têtes ? Qu’en avez-vous pensé ?
Acheter « Chasseurs de têtes » sur Amazon
Découvrez aussi :