L’Apothicaire, une quête initiatique en plein Moyen-âge

Couverture livre l'apothicaire Henri LoevenbruckMa passion pour les livres d’Henri Loevenbruck (du moins ses thrillers car je n’ai pas encore eu l’occasion de me plonger dans ses autres livres) n’est pas nouvelle. J’attends toujours chaque parution avec beaucoup d’impatience et ce livre là, je l’ai particulièrement attendu.

Il faut dire qu’il est dans les cartons depuis longtemps et qu’Henri sait comment titiller notre curiosité et notre (im)patience.

Pourtant même si je savais le type de roman que nous concoctait l’auteur, je ne suis pas coutumière de ce style de récit (à part les Piliers de la Terre de Follett). Les quelques 600 pages de son pavé auraient pû facilement me rebuter… Mais l’envie de découvrir ce livre si attendu (et d’ajouter un nouveau Loevenbruck à ma bibliothèque) a été la plus forte.

Donc voilà aujourd’hui je peux le dire, j’ai lu L’Apothicaire et j’ai aimé.

De quoi parle l’Apothicaire ?


Présentation de l’éditeur :

« Il vécut à Paris en l’an 1313 un homme qui allait du nom d’Andreas Saint-Loup, mais que d’aucuns appelaient l’Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes… »

Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu’il avait oubliée… Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires.

L’Apothicaire, poursuivi par d’obscurs ennemis, accusé d’hérésie par le roi Philippe le Bel et l’Inquisiteur de France, décide de partir jusqu’au mont Sinaï.

Entre conte philosophique et suspense ésotérique, L’Apothicaire est une plongée vertigineuse dans les mystères du Moyen Âge et les tréfonds de l’âme humaine.

Ce que j’en ai pensé

Premier paragraphe = une phrase. Outch ! Je me suis dit, « non Henri, tu craques ». Si c’est tout le temps comme ça je vais vite me lasser… Notamment quand on voit le parti-pris de langage auquel je ne franchement pas habituée : « Il vécut à Paris en l’an 1313 un homme qui allait du nom d’Andreas Saint-Loup, mais que d’aucuns appelaient l’Apothicaire, car..” Cela n’augurait rien de bon pour moi..

D’autant plus que le narrateur est fort présent tout au long du récit et se permet diverses digressions et clins d’oeil au lecteur (jusqu’à même le prendre à parti), chose qui généralement à tendance à m’exaspérer en dehors des courts récits de type “contes”. Pourtant, j’ai fini par me prendre au jeu et à me délecter des aventures de notre singulier héros et ses compagnons.

Aventures ? Oui, il y en a beaucoup avec comme point de départ un mystère plutôt original. Imaginez, voous vivez dans une maison depuis longtemps, et tout à coup, vous réalisez qu’il y existe une pièce dont vous n’avez plus souvenir (de même que de son occupant qui a visiblement disparu). Vous avez fait peindre un tableau et vous vous rendez compte des mois (voir années) plus tard qu’il y manque quelqu’un. Pourtant, vous ne vous en souvenez pas. Etrange non ?

Et bien c’est ce qui arrive à notre pauvre apothicaire Andreas Saint-Loup, et c’est ce qui le portera sur les routes depuis Paris vers Saint-Jacques de Compostelle puis le Mont Sinai.  Inutile de le nier cette histoire est riche tant en évènements qu’en découvertes, bien documentée et prenante.

Les personnages sont eux très attachants et forment une équipe totalement improbable, notre carthésien et homme de science, Andreas Saint-Loup, son jeune apprenti, une catin, puis plus tard une jeune fille qui a fuit sa ville natale. Ils sont très bien décrits et fouillés. On apprends à les connaître, à les aimer, on voyage avec eux et finalement on en garde un joli souvenir en refermant le livre.

Que dire de plus sans trop en dévoiler ? Le dénouement est mémorable et bien amené… Mais finalement, il est impossible de refermer le livre sans une pointe de déception..

Bon Henri, tu as réussi à me balader sur 600 pages au coeur du Moyen-Age, tu m’as fait suivre avec intérêt la quête d’Andreas, tu m’a fait découvrir la vie Moyenageuse, tu m’as fait même aimé ton fouttu narrateur qui m’exaspérait beaucoup au début,.. Et pourtant même si la fin est excellente, j’aurai aimé que ça dure encore.

Et vous, avez-vous lu l’Apothicaire ? Qu’en avez-vous pensé ?

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3 réflexions au sujet de « L’Apothicaire, une quête initiatique en plein Moyen-âge »

  1. Bonjour Angie,
    Je profite de découvrir ce billet pour te souhaiter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2012…
    Pour en revenir à ce bouquin, tu as réussi à attiser ma curiosité et si j’en ai l’occasion, je me pencherai volontiers sur l’Apothicaire…
    A bientôt !

  2. Bonjour Alcapone !

    Merci pour tes voeux, pour ta fidélité, pour ton challenge Serial-Killer 2011 (en espérant qu’il y en aura d’autres ^^) qui m’a fait découvrir de nouvelles lectures..

    Je te souhaite plein de bonnes découvertes pour cette nouvelle année 🙂

    Concernant ce bouquin, je ne pense pas que tu seras déçue. Il est vraiment intéressant et pour une fois ce n’est pas un thriller, ni un livre de fantasy mais plutôt une quête initiatique

    Bonne journée !
    Angie

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