logo

Le cri de l’engoulevent, un polar suédois de Kjell Eriksson

logo






Couverture du livre le cri de l'engoulevent de Kjell ErikssonEncore une découverte grâce à un partenariat Blog-o-Book (que je remercie pour cette nouvelle lecture en partenariat) qui m’a permis un peu de dépaysement, en plongeant dans un polar suédois.

Premier baptême du feu… dont le bilan mitigé me fera tout de même relire ce type de roman, mais aussi cet auteur. Vous comprendrez aisément pourquoi en lisant ce que j’ai pensé de cette lecture.

Mais avant ça, une présentation s’impose :

De quoi parle Le cri de l’engoulevent

« Qui a vu l’engoulevent voit sa mort », dit un proverbe tant suédois qu’iranien à propos d’un oiseau connu aussi pour annoncer le printemps.

La ville tranquille d’Uppsala est le théâtre d’une série d’actes de vandalisme. Les vitrines de la rue commerçante volent en éclat et un jeune homme est retrouvé assassiné.

De retour de congé maternité, Ann Lindell enquête, peinant à calmer les ardeurs de son collègue Ola, alors qu’Edvard, son ancien amant, reprend contact.

Ce que j’en ai pensé

Le cri de l’engoulevent est un livre captivant même s’il souffre de quelques longueurs.

Nous y suivons d’une part l’enquête sur les actes de vandalisme, mais aussi le destin d’Ali, jeune immigré sympathique qui cherche encore sa place dans un pays où l’intégration semble parfois difficile.

Nos premiers doutes, à savoir si ce jeune Ali est responsable d’une partie des problèmes de la ville, sont vite balayés par sa sympathie et son désir d’intégration.

A travers a vie, son aventure, on sent une jeunesse qui souffre : nostalgie du pays mais aussi dérives de la société elle-même. En effet, on ressent, comme un coup de poing les tensions entre les différents groupes ethniques, le racisme primaire de certains personnages secondaire. C’est moche et pourtant sans doute très vrai.

Ce polar est donc très engagé, et peut-être appelle aussi à une plus grande tolérance. D’autant plus que la piste criminelle immigrée soulevée au début de l’enquête est facile mais les apparences peuvent être bien trompeuses. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir même si l’histoire est au final un peu convenue.

Petit bémol cependant, je n’ai pas réussi à accrocher avec les personnages principaux notamment celui d’Ann Lindell. Je pense que cela vient du fait qu’il s’agit du quatrième livre dans lequel elle apparait.

On n’a donc pas toutes les clés pour la connaître. Ainsi quand on nous fait le descriptif de ses états d’âme à peine on la rencontre, comme dans la vrai vie, on peut être agacée.

Je pourrai sans doute faire la même remarque sur les vacances de son ancien amant, Edvard. Celui-ci n’apporte rien de plus à l’histoire en elle-même.

Peut-être y a-t-il un intérêt pour les habitués de Kjell Eriksson, mais pour ceux qui découvrent ses livres en commençant par celui-ci, ce type de passages ne font pas sens.

En conclusion : une lecture sympathique malgré une intrigue un peu convenue, un engagement fort en faveur de l’intégration et une écriture fluide qui permet de suivre toutes les phases de l’enquête.

Et vous, avez-vous lu ce livre ?
Si vous voulez en savoir plus, faîtes un tour chez Biblio, Crazyprof, Françoise et CanelEt si vous voulez acheter ce livre, c’est par ici ;)

Merci aux éditions Gaïa

Découvrez aussi :

  1. Le bonhomme de neige, un polar de Jo Nesbo
  2. Mort d’une Héroine Rouge, le polar de Qiu Xiaolong

4 Responses to “Le cri de l’engoulevent, un polar suédois de Kjell Eriksson”

  1. Kat' dit :

    Ton avis donne envie de lire ce livre !
    Juste une petite coquille dans le titre de ton billet : « engoulement » au lieu de « engoulevent » :)
    A bientôt, je repasserai lire ton blog bien sympathique !

  2. Angie dit :

    Merci ! On m’avait aussi prévenue par MP hier pour le titre !

    Et bien si tu te procures ce livre, je passerai par ton blog lire ce que tu en penses !
    Merci pour ton commentaire.

  3. Maeve dit :

    Personnellement, j’ai trouvé ce roman fort. Il m’a fait pensé à Mons Kallentoft pour son étude méticuleuse de la société suédoise et de ses problèmes contemporains. Et le mobile du crime tient en haleine jusqu’au bout, même si ce roman policier n’est pas un thriller. Je l’ai préféré à la série d’Henning Mankell.

  4. Angie dit :

    Affaire de goûts… J’ai trouvé que l’auteur passait beaucoup de temps sur des broutilles et parfois au détriment de faits beaucoup plus forts mais cette lecture était vraiment agréable !

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

logo
logo
Powered by WordPress | Designed by Elegant Themes
TopTop