Je suis une grande lectrice de Fred Vargas dont j’adore le style d’écriture et les personnages déconcertants, attachants et atypiques. Pourtant, je viens de me rendre compte que je n’ai jamais publié de billets sur ses livres.
Qu’à cela ne tienne, j’ai lu récemment « L’homme aux cercles bleus » et ça mérite bien sur un article !
Présentation de l’éditeur :
» Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? » Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu : trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon… Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent un maniaque, un joueur. Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de, mauvais augure. Il le sait, il le sent : bientôt, de l’anodin saugrenu on passera au tragique. Il n’a pas tort. Un matin, c’est le cadavre d’une femme égorgée que l’on trouve au milieu d’un de ces cercles bleus. »
Comme toujours avec Fred Vargas, on espère entrer en terrain connu, mais (parce qu’il y a toujours un mais)… On a beau connaître le style si reconnaissable de l’auteur, on ne s’en fait pas moins balader.
Car pour moi, Fred Vargas, au travers ses intrigues policières est une véritable conteuse qui est passée maître dans l’art d’inviter le lecteur dans son univers. Elle sait raconter des histoires, nous rendre captif, nous promener en nous racontant des choses sans lien apparent avec l’intrigue et nous présenter ses personnages atypiques avec une tendresse non dissimulée.
Durant la lecture, on se retrouve à espérer rencontrer un jour une Mathilde pour nous sortir de notre train-train quotidien, ou un Adamsberg pour voir ce qu’il aurait de si agaçant.
Il est vrai par contre que si le livre est facile à lire, l’intrigue elle-même est « facile » aussi. Pas de gros rebondissements, peu de suspense, peu d’éléments de preuve en fin de lecture. Mais bon, ce n’est pas ce qu’on peut attendre d’un Vargas. On attends juste avec impatience de retrouver son style inimitable, ses personnages loufoques, son univers hors du commun et son talent.
Merci Fred Vargas
L’homme aux cercles bleus est paru en 1991. Il s’agit des premières aventures du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg.
Et vous, l’avez-vous lu ?
Etant un grand fan de Fred Vargas (j’ai littéralement dévoré tous ses livres), je me suis bien évidemment rué sur l’homme aux cercles bleus. Si ce livre est plaisant à lire (grâce au style agréable de Fred Vargas), il ne constitue pas selon moi sa meilleure histoire. J’ai notamment été déçu par certains éléments de réponse que j’attendais et que je n’ai pas eu. Au final, même si l’homme aux cercles bleus m’a laissé un petit arrière goût amer, il n’en demeure pas moins que je le recommande pour tous les amoureux de romans policiers.
@Bib : Je n’aurai pas mieux résumé. C’est un livre très agréable mais ce n’est pas le meilleur de l’auteur.