Le Miserere est d’abord une œuvre vocale d’Allegri, crée au XVIIème siècle. Elle était uniquement destinée à être chantée dans la Chapelle Sixtine pendant la Semaine Sainte.
Elle est réputée pour être l’une des œuvres les plus difficiles à interpréter. En effet, la partie soprano ne peut être chantée que par un enfant ou un castrat.
Cette œuvre est l’un des thèmes centraux du nouveau roman de celui que l’on surnomme le « Stephen King français » : Jean-Christophe Grangé.
Vous l’aurez compris, cet auteur nous embarque encore une fois dans une folle histoire. La quatrième de couverture donne d’ailleurs le ton :
« Ce sont des enfants. Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits. Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille. Mais leur pureté est celle du Mal. »
Le 7ème roman de Grangé débute sur le meurtre étrange d’un chef de chorale d’origine chilienne. Celui-ci se déroule dans l’église arménienne de Paris. L’intrigue se déroule ensuite sur des disparitions d’enfants, une série de meurtres glauques (perforation des tympans), etc…
Deux personnages s’emparent de l’enquête : Kasdan, policier arménien à la retraite, et Volokine, toxicomane russe. Tout deux sont les archétypes même des personnages affectionnés par l’auteur : intelligents, acharnés et surtout terriblement torturés par leur passé.
Comme d’habitude, Grangé nous embarque donc dans des situations rocambolesques : torture au Chili, Nazis, références religieuses et j’en passe… Pourtant grâce à son talent cette œuvre demeure terriblement crédible et efficace.
L’enquête policière sort donc encore une fois des sentiers battus pour notre plus grand plaisir. Le récit est très bien documenté et plutôt bien construit. Grangé garde ce souci des détails qui fait la force de ses livres.
Seul ombre au tableau : quelques faits quelque peu prévisibles. En effet, le passé de Volokine est plus ou moins facile à deviner par exemple.
Le lecteur lui, reste tendu tout au long de la lecture : frisson, suspense… Grangé maîtrise son art au-delà de l’entendement.
Le livre se lit rapidement, les chapitres sont courts, la lecture fluide. Le récit est si oppressant que l’on veut connaître la suite. Difficile de refermer le livre pour vaquer à d’autres occupations.
Un grand moment de lecture !
Ce roman est paru aux éditions Albin Michel le 4 septembre 2008. Il n’entre pas dans la trilogie du Mal (La Ligne Noire et le Serment des Limbes). Il faudra donc attendre encore un peu pour découvrir le roman montrant une remontée vers le Mal préhistorique.
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11 février 2009 à 14:19
En effet, critique fort élogieuse ! Comme quoi, entre « fans » d’un même auteur, les avis divergent et c’est fort plaisant de pouvoir partager un avis sur un livre lu par deux personnes différentes
Quoi qu’il en soit, encore merci de ta visite, et vivement la fin de sa Trilogie du Mal !
Au plaisir de te (re)lire ;=)
11 février 2009 à 17:32
Oui on a eu des avis très divergents, c’est d’ailleurs en cela que ta critique du livre m’a très intéressée!
Merci de ta visite également et n’hésite pas à revenir si le cœur t’en dit.
Au plaisir de te relire aussi!