Peur noire est un polar d’Harlan Coben faisant partie de la série des Myron Bolitar, agent sportif ayant monté sa propre boîte (MB Sports). Retour sur cette lecture plutôt agréable :
Présentation de l’éditeur, Fleuve noir :
Alors que sa vie professionnelle comme agent sportif semble piétiner, et que son père se remet non sans mal d’un infarctus, Myron Bolitar est brutalement précipité dans une affaire dont il se serait bien passé.
Son ex-petite amie, Emily Downing, qui l’avait plaqué pour aller épouser son pire ennemi, resurgit dans sa vie en réclamant son aide : elle a un fils de 13 ans atteint de l’anémie de Fanconi. Seule une greffe de moelle osseuse pourrait désormais le sauver.
Sauf que le donneur compatible inscrit au fichier est introuvable. Pire, il semble vouloir se cacher. De qui ? Pour quelle raison ?
Flanqué de sa garde rapprochée, Myron Bolitar plonge au coeur d’une histoire familiale sombre et vénéneuse, qui l’implique de manière très… personnelle.
S’il y a bien un personnage de roman que j’apprécie, c’est Myron Bolitar ! C’est un mélange un peu improbable autant sportif (Myron est une ex-star du basketball qui a été privée de son avenir) que fin enquêteur (il est un ancien agent du FBI). Il mène une carrière d’agent sportif et n’hésite pas à donner de sa personne quand ses clients ont des soucis (autant dire dans chaque roman quasiment).
Heureusement, il est toujours accompagné de son meilleur ami pour l’épauler, Windsor Horne Lockwood (ou Win tout simplement). On peut d’ailleurs dire qu’il sait s’entourer ! Il reçoit en effet souvent le soutien d’Esperanza, une ancienne catcheuse connue sous le nom de petite Pocahontas !
Myron a un humour particulier (disons le franchement un humour noir), rafraichissant et… Sans aucune finesse. A peine le livre ouvert, je souriais déjà de la comparaison des gâteaux de la mère de Myron avec des pains détartrants ! J’adore ses répliques mordantes et surprenantes, son style atypique et loubard, mais aussi son côté un peu ado “innocent”.
Malheureusement dans cet opus, il perds quelque peu de son insouciance et craque franchement en tabassant un innocent (je ne vous en dit pas plus pour ne pas vous gacher la lecture). Ce passage est plutôt surprenant même si les circonstances sont un peu exceptionnelles.
Concernant l’histoire, rien que du polar on ne peut plus habituel et sans grandes prétentions. Oui, Harlan Coben nous a habitués à mieux, oui l’histoire n’est pas exceptionnelle, oui, oui, oui… Mais le livre reste divertissant et intéressant (et c’est tout ce que je lui demande). Quelques scènes resteront d’ailleurs dans les annales du panthéon Bolitar !
Je ressors de cette lecture vraiment contente d’avoir retrouvé Myron même si c’est à des heures un peu sombres.
En conclusion : un livre agréable à lire mais qui souffrirait sans doute vraiment lors d’une deuxième lecture. Un bon moment tout de même et une histoire agréable.
Que demander de plus ?
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