Paru en 1977 aux Etats-Unis, “Tuons et créons, c’est l’heure” est un roman policier de l’américain Lawrence Block.Il s’agit du deuxième opus des aventures de son privé récurrent Matt Scudder (si je ne me trompe pas).
Ce personnage était policier à ses débuts mais a du démissionner suite à un accident ayant donné la mort à une fillette.
Porté sur la boisson, il est l’archétype même du personnage de polar hanté par ses démons (et le fantôme de cette fillette innocente), solitaire et essayant de sortir la tête de l’eau.
Ce livre a été pour moi ma première rencontre avec Matt Scudder, un personnage terriblement humain et attachant.
Présentation de l’éditeur :
Nous sommes à la fin des années 70. L’illustre privé Matt Scudder a déjà quitté la police et tente, dans les bars, d’oublier Estrellita Rivera, la fillette qu’il a tuée au cours d’une arrestation mouvementée. Il est seul. Jusqu’à Jacob Jablon, alias » La Toupie « , qui ne lui téléphone plus… et dont on repêche le cadavre, dans l’East River.
Est-ce le détective qui a contracté une dette à l’égard de l’escroc, ou l’inverse ? Peu importe. Scudder se lance sur la piste de celui – ou de celle – qui a commandité l’assassinat de son ami.
Il découvre que celui-ci faisait chanter trois personnes très haut placées. Toutes trois avaient d’excellentes raisons de faire exécuter » La Toupie « . Toutes trois ont maintenant d’aussi bonnes raisons de faire disparaître Scudder.
L’intrigue est loin d’être originale (peut-être l’était-ce en 1977 ?) mais porte le lecteur qui ne s’ennuie pas un instant et se laisse parfois surprendre. Les évènements s’enchaînent de façon rythmée (heureusement parce que le livre est relativement court), le style est sobre et agréable et parvient à éveiller notre intérêt de lecteurs de polar un peu blasés. En tout cas, Laurence Block a su éveiller le mien.
J’ai beaucoup accroché avec le personnage de Matt, qui même s’il a un côté un peu épave et très humain, un peu comme un Harry Bosch (pour faire plus récent). Celui-ci sait faire preuve de beaucoup d’empathie, pour lui tout le monde compte même un escroc à la petite semaine, ou les victimes du maître chanteur (qui ont chacune une histoire différente et intéressante).
Le cadre est un New-York un peu sordide, bien sombre qui ferait pâlir d’envie la soupe qu’on nous sort dans certains romans noirs. Le tout saupoudré d’un peu d’ironie et de sarcasme.
En conclusion ? Un polar sans prétention mais agréable à lire avec, en fond sonore, de bon morceau de blues histoire de faire bonne mesure !
Et vous avez-vous lu “Tuons et créons, c’est l’heure”? Qu’en avez-vous pensé ?
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