Death Note, le chef d’oeuvre de Takeshi Obata & Tsugumi Ōba

L & Kira le face à faceCeux qui ont utilisé le Death Note ne vont ni au Paradis ni en Enfer. Après la mort, il n’y a que le Néant. Chacun est égal dans la mort. Ryûk

Et si d’une simple phrase, vous ayez droit de vie ou de mort sur les gens ? Et si en écrivant leur nom sur un cahier, vous pourriez choisir leur fin ? Que feriez-vous ?

En regardant ou en lisant Death Note, vous ne pouvez passer à côté de cette question centrale.

L’Histoire

Ryûk est un Shinigami (Dieu de la mort). Un jour, il laisse délibérément tomber son Death Note sur terre.

Ce journal a le pouvoir de tuer toute personne qui y verra son nom inscrit. Une malédiction à laquelle la cible ne peut échapper.

Le Death Note est retrouvée par Raito Yagami, un lycéen de 17 ans extrêmement intelligent. Malheureusement, il a une vision très pessimiste du monde qu’il juge perverti par le pouvoir et l’argent. Il essaiera donc de réaliser son rêve grâce au Death Note : éradiquer le mal dans le monde.

Plusieurs criminels vont donc mourir de crises cardiaques. Pas de meurtres apparents, pas de témoins. Raito pense donc être à l’abri d’éventuels problèmes et continuera à agir en toute impunité.

Cependant, ces morts inexpliquées vont attirer l’attention de la police japonaise.

Un mystérieux détective nommé « L » va aussi se lancer sur la piste de Raito. Intelligent et respecté des instances internationales, il va découvrir le secret de Raito.

Une incroyable chasse à l’homme aura lieu pour l’intérêt de la justice.

Le phénomène Death Note

Death Note est un manga de Takeshi Obata (dessinateur) et Tsugumi Ōba (scénariste) paru au Japon en 2004. L’éditeur Japonais est en est Shueisha.

Le manga est entièrement paru au Japon dans le Weekly Shōnen Jump et sous forme de tankōbon. Cela représente 12 volumes, soit 108 chapitres.

Il a fallu attendre janvier 2007 pour que le phénomène Death Note apparaisse en France. Il est paru chez Dargaud Lombard (KANA).

Il a été adapté au cinéma, sous la forme de 2 films réalisés par Shusuke Kaneko :
• Death Note, sorti au Japon le 17 juin 2006 (il s’achève à la rencontre entre L et Raiko Yagami (Light)
• Death Note 2: The Last Name, sorti au Japon le 3 novembre 2006

Un 3ème film a été réalisé, sur la vie d’un des personnages principaux. Il est nommé L : Change the World, et est sorti au Japon le 9 février 2008.

Un anime a été réalisé par le studio Madhouse. Il comprend 37 épisodes, diffusés au Japon du 3 octobre 2006 au 26 juin 2007 sur Nippon Television. La 1ère saison a été diffusée sur MCM à partir du samedi 2 février 2008.

Plusieurs jeux vidéos ont aussi vu le jour au Japon, et de nombreux produits dérivés sont disponibles dans le monde entier.

Enfin, une parodie de Death Note a été créée par Amano Kaito et Sakano Hiro. Elle est disponible chez Gekko sous le nom de Death Joke.

Pourquoi j’aime Death Note

Avant de me lancer, je tiens d’abord à m’excuser auprès des puristes du manga. Je suis peu réceptive à la bande dessinée. Je n’ai donc jamais lu le manga. Je n’en ai vu que l’anime.

J’avais beaucoup d’à priori sur Death Note lorsque j’ai commencé à mater le 1er épisode. Partout, on me disait que c’était le manga du moment. Certains allaient même jusqu’à le qualifier de chef d’œuvre ! De quoi mettre l’eau à la bouche… mais aussi risquer de tomber de haut.

Cependant, je dois bien l’avouer, Death Note est un très bon manga. C’est même sans doute le meilleur seinen que j’ai vu.

Le point fort de ce manga ? Son scénario.

L’idée de départ est très simple, je vous l’accorde mais les développements de l’affaire sont très intéressants. Les personnages sont très fouillés, et surtout très charismatiques. La confrontation entre L et Kira (Raito) engendre de multiples rebondissements et même souvent de sacrés surprises. Tenter de deviner la suite de l’histoire est tout bonnement impossible !

Sous ce scénario se cache des questions assez dérangeantes telles celles-ci : Pouvons nous tuer des gens si cela est nécessaire pour créer un monde parfait ? Tuer des criminels n’est ce pas devenir un criminel soit même ?, etc..

Ces questions amènent à une critique assez corrosive de la culture japonaise. En effet, les japonais semblent encore louer un véritable culte à la perfection. Et pour arriver à ce stade, on n’hésite pas à mettre la pression sur les habitants. Vous n’êtes pas convaincus ? Voici quelques exemples :

– Avez-vous déjà vu des vidéos de japonais traversant la rue à un carrefour à Tokyo ? On dirait un ballet répété pendant des jours ! Chacun à sa place, et personne ne déroge aux règles.

– Il n’y a, à mon sens, aucune démocratie qui n’est aussi enfermée dans des règles que le Japon. Je pense notamment au phénomène de hiérarchie qui est poussé à l’extrême dans le monde de l’entreprise.

Des exemples comme ça, il doit y en avoir des centaines ! Cherchez bien et vous comprendrez !

Pour finir, j’ai beaucoup apprécié la place des médias dans l’histoire. Ils sont utilisés pour assouvir le but de l’un ou de l’autre des protagonistes. La critique qui s’en dégage est même plutôt réaliste : on veut être les 1ers à passer une info, on court après l’audimat, etc..

Quoiqu’il en soit, je ne saurai trop vous conseiller ce manga ! Et si ce n’est pas votre truc, n’hésitez pas à suivre l’anime !

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4 réflexions au sujet de « Death Note, le chef d’oeuvre de Takeshi Obata & Tsugumi Ōba »

  1. C’est l’un de mes mangas préférés, alors je vais avoir beaucoup de mal à me retenir de te faire un commentaire de 3km de long sur le sujet…
    En tout cas:
    -Tout comme toi je n’ai pas lu le manga mais vu l’animé.
    -J’ai « avalé » quasiment tous les épisodes en une nuit.
    -Les films sont aussi nuls que le manga est génial.
    ce qui fait également l’un des interêts de l’histoire est la complémentarité des personnages Raito/L qui se confrontent mais semblent représenter deux facettes de l’esprit humain selon Freud: Raito personnalisant le « ça » (pulsion sauvage) et L le « surmoi » (l’ordre,le contrôle de soi)…

  2. Oui c’est vrai que j’ai un peu oublié de parler de cet aspect de l’intrigue. C’est vrai que la complémentarité des 2 personnages est interessante.

    Seulement même si L représente l’ordre et le contrôle de soi, il n’en a pas moins des fois des méthodes assez subversives. Je me rappelle m’être parfois dit que finalement, L ne vallait pas mieux que Raito.

    Si l’on élargit au thème de la Justice, on peut se demander jusqu’où peuvent aller des hommes pour la justice, quelle est la limite, etc..

  3. article et blog super interessant 🙂
    on partage a peu de chose pret le meme univers question lecture c’est tres sympa continue je passerais de temps en temps merci
    sinon moi je suis fan de near 🙂
    et j’ai préféré l’animé au manga papier 🙂

    bizz

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